Route 66 : j’ai roulé sur un mythe

Par Jean-Noël
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Cet article a été écrit par Jean-noël du blog ariamondu

Souvent surnommée The Mother Road ou Main Street USA, la première route trans-continentale goudronnée en Amérique traverse les États-Unis sur près de 4000 km. Aperçu de la mythique Route 66, du côté de la Californie et de l’Arizona.

Bon, la tradition veut que la Route 66 se traverse d’est (Chicago, Illinois) en ouest (Los Angeles, Californie), j’étais à San Diego, je dois dire que c’est plus simple d’aller à L.A. que Chicago. C’est donc depuis la côte ouest et San Diego que tout commence en un beau jour de mars 2010 (et puis Papa venant d’arriver, je vais pas le faire repartir sur l’autre côte !).

Du côté de L.A.

À vrai dire, ce n’est pas la première fois que je cotoie la Route 66. En 2009 je suis allé à Santa Monica, terminus ouest de la transcontinentale, prolongée par le fameux Santa Monica Pier (le ponton avec la fête forraine dessus). Il faut avouer qu’il est assez dur de s’imaginer le road-trip Américain, dans un désert au sable rouge où seuls des cactus poussent, quand on est au milieu d’une forêt de buildings sur Santa Monica Blvd ! C’est pourtant bel et bien la Route 66, des panneaux « Historic Route 66 » le confirment sur les trottoirs.

Il faut partir un peu plus loin pour apprécier la Mother Road, là où elle n’a pas été absorbée par le système autoroutier.
Arrivés à Barstow, nos yeux affutés commencent alors a cherché des indices sur la présence de cette route. Ne cherchez pas la Route 66, dans l’ouest Américain, elle à repris son nom d’antan : la National Trails Highway. Vous trouverez toutefois quelques panneaux indiquant « Historic Route U.S. 66« .

Et là, c’est parti, nous voilà sur la fameuse Route 66 ! Bien qu’elle longe, et croise, encore l’autoroute sur quelques kilomètres, on sent déjà un vent d’aventure. Il est temps de lancer la playlist que j’ai conconcté pour l’occassion (à base de Bob Dylan, Rolling Stones ou encore Lynyrd Skynyrd) et puis d’apprécier.

Au bout de quelques kilomètres, nous arrivons déjà à un lieux célèbre de la Main Street USA : le Bagdad Cafe ! Rendu célèbre par le film eponyme, l’ancien Sidewinder Cafe se trouve à Newberry Springs, pas tout à fait à Bagdad, dont il ne reste plus rien. Oui, il y avait une ville du nom de Bagdad aux États-Unis autrefois !

Quelques dizaines de kilomètres plus loin, nous arrivons à Ludlow. Ou plutôt new Ludlow puisque seules subsitent quelques ruines du Ludlow originel quelques mètres plus loin. Comme nous l’apprennent les wagonnets devant le Ludlow Cafe, la ville était une ville minière, en tout cas à la fin du 19e siècle. C’est alors l’heure du repas et le Ludlow Cafe tombe à pic. Nous voilà quelques décennies en arrière, aussi bien au niveau de la déco, de l’esprit ou de la tenue année 60 de la serveuse. Ici, tout semble fait pour conserver le caractère, l’aspect historique et l’ambiance intacte de la Route 66.

Une fois nos ventre rassasiés, il est temps de reprendre la route sur « On The Road Again » de Canned Heat. S’en suivent des ruines du passé glorieux de la route : stations essences, restaurants et autres motels. On croise un (très) long train de marchandises ou je ne sais trop quoi, un chemin de fer suivant la route sur de nombreux kilomètres, au milieu de nulle part. Et c’est justement là que se trouve Amboy, en plein désert de Mojave !

Les seuls signes de vie qu’on peut trouver à Amboy se trouvent autour de Roy’s Motel & Cafe. Impossible de louper la pancarte indiquant le lieu, à moins d’être aveugle. Petite pause dans ce lieu, dont notre époque aurait eu raison s’il n’avait pas été racheté et restauré il y à quelques années. Comme ailleurs, l’esprit est conservé. On y trouve un petit bar, un motel et un station essence, où l’essence est moins chère que chez nous (O zitè, on est en plein désert !)
Nous y rencontrons des bikers Canadiens. S’en suit une discussion sur la Route 66, évidemment, et la moto (Papa biker oblige), le tout en franglais avec un accent québecois digne des meilleurse parodies !

Bienvenue en Arizona !

Il est alors temps de repartir, les signes « Route 66 » défilent sous les roues de notre Jeep Liberty et le tracé nous ramène vers l’Interstate 40 (l’autoroute quoi) où la National Trail Highway est une nouvelle fois absorbée. Ce n’est toutefois pas encore notre au-revoir à la Route 66, nous avons l’occasion de la parcourir encore un peu quelques kilomètres plus loin. Cependant celle-ci reste proche de l’autoroute et la rejoint sans cesse malgrès quelques indications par-ci, par-là qui renvoient vers ce qui ressemble à un sentier (voire une de nos routes nationales), ce qui reste de la route…

C’est ainsi que nous arrivons à Kingman (Arizona), là où la route mythique devient East Andy Devine Ave. Ici nos chemins se séparent, nous quittons la Route Mère, après quelques 250 kilomètres à ses côtés.

Article original publié sur ariamondu.com

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